Batterie : de quoi tenir un film, pas une saga
Sur batterie, compte un film par charge : la version longue du Seigneur des anneaux, ce sera avec une rallonge. Les deux MoGo 4 pèsent environ 1,3 kg d'après leur fiche (1,31 kg pour le MoGo 4). Le XGIMI MoGo 4 a une batterie de 77 Wh, pour 2 h 30 de vidéo annoncées ; Presse-citron mesure plutôt 2 h en pratique, Clubic fait mieux que l'annonce. Le XGIMI MoGo 4 Laser annonce lui aussi 2 h 30 de vidéo, et 6 h de musique quand il sert d'enceinte Bluetooth (Expert Reviews), qui juge malgré tout son autonomie perfectible.
Le LG CineBeam S est l'exception : ultra compact au point de se glisser dans un sac à dos (Les Numériques), mais sa fiche n'annonce aucune batterie. Il se transporte d'une pièce ou d'une maison à l'autre, il ne se débranche pas. Dernier point : la batterie du MoGo 4 est intégrée et non amovible, rappelle son Test Troviio.
Luminosité : un portable a besoin du noir
Les vidéoprojecteurs portables sont comme les Gremlins : la lumière vive ne leur réussit pas. Le MoGo 4 annonce 450 lumens ISO, le MoGo 4 Laser 550 lumens ISO et le LG CineBeam S 500 lumens, d'après leur fiche. Dans les tests, le verdict est le même : obscurité totale nécessaire pour profiter du MoGo 4 (Clubic), obscurité totale pour le Laser avec son pic de 30 cd/m² (Les Numériques), pièce sombre obligatoire pour le LG (Expert Reviews).
Le HDR n'y change rien : Les Numériques le juge sans impact réel sur le MoGo 4 (pic de 38 cd/m²) et peu convaincant sur le Laser. À titre de repère, le même labo mesure un pic de 370 cd/m² sur le Horizon 20 Max, un modèle de salon.
Image : Full HD ou 4K, contraste et couleurs
Pilule bleue ou pilule rouge, comme dans Matrix : la Full HD sur batterie des deux MoGo 4, ou la 4K branchée du LG. Le MoGo 4 affiche du 1920 x 1080 (Full HD), le MoGo 4 Laser du 1920 x 1080 par wobulation, le LG CineBeam S de la 4K (3840 x 2160) avec une source trilaser, d'après leur fiche.
Côté contraste, Les Numériques mesure 380:1 et des noirs délavés sur le MoGo 4, 1100:1 en natif sur le Laser et 2180:1 sur le LG. Les couleurs couvrent large (98,3 % du DCI-P3 pour le Laser chez Les Numériques, 93,8 % pour le LG chez Expert Reviews), mais restent peu fidèles d'usine : delta E de 7,8 pour le MoGo 4 et le LG, de 6,6 en mode Film pour le Laser (Les Numériques). Sur le LG, un réglage manuel des couleurs peut corriger la justesse.
La taille d'image compte aussi : le Laser est à son meilleur entre 60 et 80 pouces pour Expert Reviews, 60 à 120 pouces pour Les Numériques, qui relève des bords légèrement flous et une grille de pixels visible de près. Le LG projette de 40 à 100 pouces.
Installation : posé, allumé, réglé
Le vrai luxe d'un portable, c'est l'image qui se range toute seule, comme un bloc de Tetris qui tombe pile dans le trou. Les deux MoGo 4 font la mise au point et la correction du trapèze automatiquement, très efficacement pour Les Numériques, et le MoGo 4 s'installe même posé de biais (Expert Reviews). Leur pied pivote à 360 degrés : un mur, puis le plafond pour regarder une série allongé (Expert Reviews). Expert Reviews compte une vingtaine de minutes pour la première installation du Laser.
Côté applis, les deux MoGo 4 tournent sous Google TV, jugé fluide avec toutes les applis de streaming sur le Laser (Les Numériques) ; Expert Reviews regrette quelques applis de replay absentes. Le MoGo 4 gagne un vrai port HDMI à la place du mini-HDMI du MoGo 3 (Les Numériques).
Le LG CineBeam S se pose juste devant le mur, en ultra courte focale, avec mise au point et trapèze automatiques (Les Numériques). Deux conditions : un mur ou un écran parfaitement plan pour éviter les déformations (Les Numériques), et un peu de patience avec un alignement automatique parfois capricieux (Expert Reviews) et un webOS qui manque de fluidité (Les Numériques).
Son et bruit : l'enceinte Bluetooth en bonus
Sur les MoGo 4, le projecteur fait aussi la boum, façon La Boum avec Sophie Marceau, sans le slow obligatoire. Le MoGo 4 a deux haut-parleurs de 6 W Harman/Kardon, un son agréable pour sa taille selon Presse-citron ; le son sort désormais du haut du cylindre, la base, transparente, accueillant des leds d'ambiance (Les Numériques). Le MoGo 4 Laser passe en mode enceinte Bluetooth, avec 6 h de musique annoncées et une base lumineuse (Expert Reviews).
Le LG CineBeam S est le maillon faible : un son faible et dur, avec deux haut-parleurs de 4 W (Expert Reviews), et une ventilation audible à 37,5 dB mesurés à 1 m (Les Numériques). Sa prise HDMI eARC, d'après sa fiche, permet heureusement d'y brancher une barre de son.
Si tu ne le déplaces jamais : les modèles de salon
Le BenQ GP520 et le XGIMI Horizon 20 Max sont les Ronflex du rayon : ils bougent, mais rarement, et toujours branchés (3,7 et 5,4 kg d'après leur fiche, aucune batterie annoncée). En échange, ils tiennent tête à la lumière : le BenQ GP520 (61/100) annonce 2 600 lumens ANSI et TechRadar a obtenu une image convaincante malgré le jour qui passait par les stores ; le XGIMI Horizon 20 Max (74/100) monte à 370 cd/m² mesurés par Les Numériques, un record, et reste très visible sans occulter pour Notebookcheck.
Pour jouer, ils ont des chiffres que les portables n'ont pas : 17,9 ms de latence à 60 Hz pour le BenQ d'après What Hi-Fi?, 1080p jusqu'à 240 Hz avec VRR et ALLM pour le Horizon (Expert Reviews). Leur défaut commun : un effet arc-en-ciel, visible dans certaines scènes sur le BenQ (Expert Reviews), assez prononcé sur le Horizon (What Hi-Fi?), qui a aussi des noirs moyens (1415:1 en natif chez Les Numériques).

