La puissance utile : cherche la ligne « adaptateur » de ton appareil, pas le chiffre de l'emballage
iPhone : la page Apple de l'iPhone 17 annonce 50 % de charge en 20 minutes avec un adaptateur de 40 W ou plus, et la même promesse pour l'iPhone 17 Pro. Avec un chargeur MagSafe, c'est 50 % en 30 minutes avec un adaptateur de 30 W ou plus, pour une recharge sans fil jusqu'à 25 W. Autrement dit : 40 W donnent la vitesse promise par Apple, et en dessous tu perds du temps, pas de la batterie.
Android : pour les Galaxy S26, Notebookcheck rapporte 60 W pour l'Ultra (contre 45 W sur le S25 Ultra) et les mêmes 45 W et 25 W que leurs prédécesseurs pour le S26 Plus et le S26. Samsung vend d'ailleurs un adaptateur de 25 W et un de 45 W. Chez Google, la page d'aide indique que les Pixel 9 Pro XL, Pixel 10, 10 Pro, 10 Pro XL et 10 Pro Fold peuvent charger à 30 W ou plus ; Android Authority mesure un pic de 27 W sur les Pixel 10, 10 Pro et 10 Pro Fold et de 37 W sur le 10 Pro XL.
MacBook : d'après les fiches techniques Apple, le MacBook Air 13 pouces demande au minimum 30 W et le 15 pouces 35 W, avec la charge rapide à partir d'une source USB PD de 70 W. Le MacBook Pro 14 pouces demande 60 W (puce M5) ou 70 W (M5 Pro et M5 Max), le 16 pouces 140 W. Switch 2 : la page d'assistance Nintendo ne donne aucune puissance et renvoie aux exigences inscrites sur l'emballage, avec un adaptateur approuvé pour ton pays ; nous n'avançons donc pas de chiffre.
USB Power Delivery et PPS : le vrai critère de compatibilité, avant les watts
L'USB Power Delivery (PD) est le langage commun : tous les iPhone USB-C, Pixel, Galaxy récents et MacBook le parlent. Le PPS (Programmable Power Supply) est une option qui règle finement la tension ; Samsung l'inscrit sur ses adaptateurs : la fiche de son 25 W indique « PD 3.0, PPS max. 25W ». Google accepte tout adaptateur PPS compatible de 30 W ou plus, ou à défaut un adaptateur PD de 15 W ou plus, mais prévient que la vitesse peut varier selon le chargeur et le câble.
Côté nos trois fiches : l'Anker 511 30W annonce PD 3.0, PPS, PowerIQ 3.0 et QC 3.0, avec 27 W en PPS d'après Android Authority ; l'Ugreen 65W annonce PD 3.2 avec AVS et PPS ; l'Anker Nano 45W propose du PPS de 5 à 11 V et de 5 à 16 V en 3 A. C'est là que se cache le piège : LTT Labs regrette que ce Nano ait perdu le PPS 3,3 à 21 V de l'ancien modèle, et Anker annonce 27 W seulement sur les Galaxy S23 et S24 Plus et Ultra (propos cités par The Gadgeteer). Le 511 30W, lui, ne fournit pas les 20 V que demandent certains Pixel, selon Android Authority.
Dernier détail : aucune des trois fiches ne fournit de câble. Le Test Troviio du Nano 45W recommande un câble USB-C de 60 W ou plus, et Samsung livre son adaptateur de 45 W avec un câble USB-C vers USB-C 5 A : un chargeur puissant avec un câble faible, c'est une Ferrari avec des pneus de brouette.
GaN, taille et chaleur : ça rend le bloc petit, pas plus rapide
Le GaN (nitrure de gallium) est un semi-conducteur qui remplace le silicium dans les chargeurs récents. Selon Android Actu, les chargeurs GaN sont en général environ 50 % plus petits que les chargeurs en silicium équivalents, et perdent moins d'énergie en chaleur. Le même site précise l'essentiel : le GaN ne détermine pas la vitesse de charge, c'est la puissance du chargeur qui compte.
Les tailles relevées par les tests publiés : l'Anker Nano 45W mesure 34 × 35,5 × 40 mm (3,4 × 3,5 × 4 cm d'après iGeneration, presque deux fois plus petit que le bloc Apple 20 W pour Clubic), l'Anker 511 fait 2,8 cm d'épaisseur, et l'Ugreen 65W est plat à 14,5 mm pour 112 g. Mais petit ne veut pas dire froid : Tom's Hardware relève un pic un peu sous 65 °C sur le 511, Notebookcheck proche de 65 °C sur l'Ugreen, et Bons Plans Malins 69,1 °C en charge d'ordinateur portable. Le Nano 45W a un mode Care qui garde l'iPhone plus frais (32,4 °C contre 36,5 °C chez LTT Labs), au prix d'une charge plus lente (29 % en 30 minutes contre 50 % chez Mac4Ever).
Sécurité : un chargeur trop puissant n'abîme rien, un chargeur contrefait peut tout abîmer
Ta crainte de départ ne tient pas : en USB Power Delivery, c'est le téléphone qui indique ce qu'il peut recevoir et le chargeur s'adapte. Le Journal du Geek juge ainsi qu'utiliser un chargeur d'ordinateur sur un smartphone récent est « généralement sans risque », à condition que chargeur et câble soient certifiés et en bon état. Un 65 W ne « force » donc pas 65 W dans un téléphone qui en prend 25.
Le vrai danger est la qualité. L'UFC-Que Choisir avait testé en 2020 vingt chargeurs USB, rapporte iGeneration : seuls quatre respectaient toutes les normes et huit étaient jugés dangereux (risque d'incendie ou d'électrocution). C'est ancien, mais la logique tient : méfie-toi du prix trop bas et de la marque inconnue. Dans nos fiches, l'Anker 511 affiche une certification TÜV Rheinland et les protections ActiveShield 2.0 (The Guardian, Tom's Hardware) avec une garantie de 2 ans citée par Tom's Hardware ; l'Ugreen garde une température maîtrisée, sans coupure, d'après Notebookcheck et Bons Plans Malins. Côté Nintendo, la consigne est d'utiliser un adaptateur approuvé pour ton pays.

