Le couple : 40 Nm pour le plat, 60 à 75 pour tes côtes, 100 pour la montagne
Que Choisir donne l'échelle : 40 Nm suffisent sur terrain plat, 70 à 80 Nm pour des montées moyennes, 100 Nm pour les régions montagneuses. Le dossier des Voltés la détaille par pente : 40 à 50 Nm pour des côtes de 3 à 8 %, 50 à 70 Nm de 8 à 12 %, 70 à 85 Nm au-delà de 12 %, en ajoutant 10 à 15 Nm par tranche de 30 kg au-dessus de 90 kg de charge totale (toi, le vélo, le sac).
Dans notre catalogue : 75 Nm pour le Bosch Performance Line du Tenways AGO Performance d'après Cleanrider, 45 Nm pour le moteur roue arrière du Decathlon Rockrider E-ACTV 100 d'après sa fiche Troviio, et 35 Nm pour le moteur roue Mivice du Tenways CGO600 Pro d'après Transition Vélo.
Le couple n'est pas un luxe de sportif : c'est ce qui te permet de monter à cadence confortable sans te lever de la selle, donc d'arriver présentable. Un moteur qui manque de couple ne t'empêche pas de monter ; il te fait pédaler comme sans assistance au moment précis où tu en avais besoin.
Moteur central ou moteur roue : en côte, la position change tout
Que Choisir résume : le moteur central (au pédalier) offre le meilleur équilibre et une autonomie supérieure quand il est associé à un capteur de force, avec une usure mécanique à surveiller ; le moteur roue arrière a un bon rendement et use moins la chaîne, mais complique la crevaison et son assistance est moins naturelle. Les Voltés ajoutent l'argument décisif pour toi : le moteur central profite de la transmission pour démultiplier sa force, là où un moteur roue de 35 à 50 Nm atteint ses limites au-delà de 10 à 12 % de pente.
Le capteur est l'autre moitié : un capteur de couple (ou de force) dose l'assistance selon ton effort, un capteur de cadence déclenche « tout ou rien ». Que Choisir associe l'assistance progressive à une conduite plus naturelle et une meilleure autonomie, et le « tout ou rien » à l'entrée de gamme. L'AGO Performance et le CGO600 Pro ont un capteur de couple, et c'est le couple disponible qui les sépare, pas la finesse du dosage. Le Rockrider, lui, a un capteur de pédalage : Que Choisir décrit son assistance comme « tout ou rien », et Transition Vélo un effet mobylette en Boost.
Les vitesses servent au moteur autant qu'à toi : les Voltés recommandent de garder 70 à 90 tours par minute, la zone où le moteur donne son maximum. Un monovitesse comme le CGO600 Pro ne peut pas s'adapter ; un dérailleur à 6 vitesses (Rockrider, jugé limité en côte par Cycling Electric) aide un peu ; un moyeu Enviolo à variation continue (AGO Performance) s'adapte sans salir les mains.
La batterie : 500 Wh pour ne pas recharger tous les jours, et l'autonomie réelle
Que Choisir a mesuré une moyenne de 70 km d'autonomie au niveau d'assistance le plus élevé pour 500 Wh, avec des écarts selon le poids du cycliste, le relief, le vent et la pression des pneus. Les côtes sont le facteur qui pèse le plus : compte plutôt sur la moitié de l'autonomie annoncée en mode maximal sur un parcours vallonné.
Pour 24 km par jour avec du dénivelé, une batterie de 500 Wh ou plus te permet de charger deux ou trois fois par semaine plutôt que chaque soir : 540 Wh sur l'AGO Performance. Le Rockrider (356 Wh) et le CGO600 Pro (360 Wh) sont loin du compte : environ 35 km en Boost et 60 km en Eco pour le Rockrider d'après JVTech, et pour le CGO600 Pro Tenways annonce jusqu'à 100 km, mais c'est une valeur en mode économique sur le plat.
Que Choisir rappelle que la batterie dure plusieurs centaines de cycles et coûte « plusieurs centaines d'euros » à remplacer : préfère une batterie amovible (tu la charges au bureau ou dans l'appartement) et une marque de cellules identifiable. Le poids du vélo compte aussi si tu le montes dans une cave : 16 kg pour le CGO600 Pro, 23,4 kg pesés pour le Rockrider (Transition Vélo), 29,5 kg pour l'AGO Performance.
Le budget : 1 000, 2 000 ou 3 300 €, et ce que ça change vraiment
Que Choisir découpe le marché : entrée de gamme vers 700 €, milieu de gamme de 1 000 à 1 700 €, bon équipement de 1 700 à 3 000 €, haut de gamme au-delà, pour un prix moyen autour de 2 000 €. Les aides nationales (sous conditions de revenus) et locales sont cumulables et souvent plus généreuses au niveau local : renseigne-toi avant, pas après.
Ce que tu achètes en montant en gamme, pour un trajet en côte : un moteur de marque (Bosch) avec un réseau de réparateurs partout en France, une transmission sans entretien (courroie carbone, moyeu Enviolo sur l'AGO Performance), des freins hydrauliques Shimano ou Tektro, une batterie intégrée au cadre. Ce que tu n'achètes pas : plus de vitesse, l'assistance est coupée à 25 km/h sur tous, réglementation oblige.
Un point de vigilance sur les vélos vendus en ligne à prix cassé : le SAV. Un Bosch se répare dans n'importe quelle ville, Decathlon assure pièces et réparations dans ses magasins d'après Cycling Electric, alors qu'un moteur Mivice (CGO600 Pro) dépend du distributeur. Pour un vélo qui doit rouler tous les jours ouvrés, c'est un critère de choix, pas un détail.

